Le CAL et «l’affaire Caekelberghs» : une mise au clair

Le Centre d’Action Laïque (CAL) a pris connaissance de l’incident qui oppose Monsieur Eddy Caekelberghs à la direction de la RTBF à la suite de la fuite dans la presse d’un courriel personnel du journaliste.

 

Le CAL souhaite mettre les choses au clair à ce propos.

 

Premièrement, le droit au respect de sa vie privée est un droit fondamental garanti par l’article 22 de notre Constitution et l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. Le CAL s’étonne du fait que la teneur d’une correspondance privée se retrouve sur la place publique, que des noms soient cités, et qu’un véritable procès d’intention sur une prétendue faute déontologique soit ainsi mené. Ceux qui, sans autorisation de l’expéditeur et des destinataires du courriel, ont pris intentionnellement connaissance du contenu de celui-ci, l’ont révélé et en ont fait usage commettent une triple infraction à l’article 124 de la loi du 13 juin 2005 sur les communications électroniques. Ces trois délits pourraient faire l’objet du dépôt d’une plainte contre X tant par l’expéditeur que par les trois destinataires.

 

Deuxièmement, le CAL est apolitique mais ne s’interdit évidemment pas de mener des réflexions sur l’évolution de la société en général. C’est même l’une de ses raisons d’être. Néanmoins, le CAL se positionne prioritairement sur des questions de principe et se refuse, en règle, à prendre cause pour ou contre des formations démocratiques. Le CAL entretient de bonnes relations avec la plupart des partis politiques et se garde de n’en favoriser aucun dans les débats partisans qui agitent la place publique.

 

Troisièmement, la position du CAL sur les questions liées à la migration font l’objet de très nombreuses publications, prises de position, conférences, débats et publications diverses. Elles sont connues de longue date et diffusées dans le public depuis bien plus d’une législature, nul ne peut donc feindre la surprise à ce sujet.

 

Le Centre d’Action Laïque souhaite que le message de Monsieur Caekelberghs soit rapidement ramené à sa juste dimension : celle d’une communication à caractère privé.

 

Henri Bartholomeeusen, avocat, président du Centre d’Action Laïque

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