NON LIEU ADULTES |
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Le jeu, méthodologie
Les joueurs disposent de pions, mais pas question d’en choisir la couleur, un numéro est attribué arbitrairement par le maître du jeu qui représente la direction de la prison et les agents. Il y a bien un dé et des cartes à piocher, comme dans un jeu traditionnel, mais là encore une grosse différence : le dé ne comporte que trois chiffres et il est impossible de gagner (ce serait sortir de prison), le maître du jeu y veille en faisant reculer le joueur trop proche de la sortie en invoquant l’indiscipline, un manquement quelconque au règlement, etc. Le but est bien sûr de faire goûter aux participants la longueur de la peine (la lenteur de l’écoulement du temps) et la pesanteur du système.
Les cartes soutiennent la dynamique du jeu (avancer, reculer, statu quo, envoi en cellule nue (le cachot), etc.) mais sont également informatives : elles décrivent, en se basant sur le règlement de la prison et pour certains points sur les coutumes, la vie quotidienne des détenus : que coûte un séjour en prison (on apprend quil vaut mieux avoir un apport dargent extérieur, par la famille notamment, sans quoi le confort devient très basique) ? quel type de travail le détenu peut effectuer ? comment est organisée la cantine ? quels sont les horaires, les formations proposées, lorganisation des visites ? etc.
Ces informations factuelles ont un deuxième objectif : elles visent à diminuer lidéalisation de la prison.Un petit débat sur lutilité sociale de la prison
Après avoir joué, les participants sont invités à réfléchir au sens et à lutilité de la prison. La discussion sengage ensuite sur les utilités généralement avancées pour maintenir le système carcéral (éducation, maintien à lécart, réhabilitation (remettre dans le droit chemin), réinsertion), les participants devant les énoncer et déterminer dans quelle mesure elles se vérifient dans les faits. Enfin, sont abordées quelques notions plus générales, parfois amenant une réflexion dordre éthique : le questionnement sur le lien perçu comme nécessaire entre interdit et sanction (« si lon nest pas puni (ou pas pris), cest que lon na rien fait de mal »), la temporalité et la culturalité de linterdit sanctionné (lacte répréhensible lest à un moment donné, dans une société donnée. Ex. lavortement, lexcision, etc.), la différence entre justice et vengeance.Le débat est également suivi par un témoin (ex-détenu, personnel de prison, etc.) qui pourra commenter les différents arguments en présence à la lumière de son vécu et compléter l’information des participants.
Objectifs poursuivis :
- Favoriser l’ouverture d’esprit
- Favoriser l’esprit critique
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Dernière mise à jour
du site le 22/11/2011
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